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[COVID-19] L'ESAT La Fabrique face au COVID-19 !

Le 29/05/2020

#Établissements & Services

ESAT La Fabrique

[NOS ETABLISSEMENTS FACE AU COVID-19]

Depuis l'apparition de la pandémie de Covid-19 et l'annonce du confinement, l'ESAT La Fabrique à Vitry-sur-Seine a du se réorganiser dans l'objectif de maintenir ses activités d'utilités publiques, tout en garantissant la sécurité et le bien être des travailleurs en situation de handicap ainsi que de ses autres salariés. 

Il a donc fallu, dans un premier temps, protéger les professionnels les plus vulnérables, en leur demandant de rester confinés chez eux puis penser à la nouvelle organisation à mettre en place au sein de l'ESAT. Deux ateliers sur quatre ont été fermés : la Sous-Traitance et les Arts du papier. Seuls les ateliers Blanchisserie et Cuisine ont donc été maintenus afin de continuer à livrer les clients dit "sensibles et prioritaires" comme les hôpitaux, les centres d'hébergements et la police municipale.

L'ESAT qui emploie un nombre conséquent d'agents en temps normal est donc passé mi-mars de 140 agents à une cinquantaine, répartis sur ces deux ateliers. Afin de protéger les travailleurs, des mesures de sécurité ont été mises en place :

  • Prise de température avant chaque arrivée pour tous les professionnels + désinfection des mains avec gel hydroalcoolique,
  • Information et pédagogie auprès des agents concernant tous les gestes barrières à adopter,
  • Nettoyage et désinfection des lieux communs tous les jours,
  • Aménagement des espaces de travail afin de permettre une distance physique entre tous les professionnels durant leur temps de travail,
  • Signalétiques au niveau des lieux de passage et de la salle à manger pour respecter les distances de sécurité,
  • Mise en place d'affichages en FALC* pour les gestes barrières,
  • Repas offert chaque midi à ceux qui mangent habituellement à l’extérieur pour éviter les déplacements,
  • Diminution des horaires de travail par jour ainsi qu’une ou deux journées de repos supplémentaires par semaine données pour permettre aux agents de se détendre. 
  • Pour l'équipe de la logistique : gants, masques sont fournis

Afin de prendre soin de tous les salariés, la Cuisine prépare chaque matin quelques douceurs à déguster durant la pause. Cookies, galettes, ou salades de fruits sont offertes pour éveiller les papilles de tous. Des ateliers d’éveil corporel sont également proposés par la psychomotricienne avant de débuter la journée de travail. Trois temps de Taï-Chi par semaine sont aussi proposés pour travailler à la fois la souplesse, la vitalité mais aussi le calme et le relâchement.

Les travailleurs confinés, quant à eux, ne sont pas pour autant oubliés. Le maintien des liens est une priorité pour les encadrants, présents aussi pour échanger et rassurer en cas de besoin.

Fanny Martin, Éducatrice au SAMSAH/SAVS de Vitry-sur-Seine, s’est portée volontaire pour un remplacement au secrétariat de l’ESAT La Fabrique durant le cette crise sanitaire. Elle a recueilli les témoignages de trois travailleurs qui ont accepté de raconter comment ils vivaient cette période inédite de leur vie. 

Jean-François ALLAIN travaille aux Arts du papier depuis 20 ans. Créatif et passionné par les livres, il n’a pas été facile pour lui de changer d’atelier. Toutefois, malgré ce changement, il est heureux de pouvoir poursuivre une activité professionnelle pour ne pas avoir à vivre le confinement et l’isolement.

Jean-François constate qu’avec cette crise, certains comportements ont changé. Il trouve que le personnel encadrant est plus attentif aux agents, que l’on prend davantage soin de lui : « même entre travailleurs, on fait davantage attention aux uns et aux autres. L’ambiance est plus calme aussi, il y a moins d’excitation, et ça, ça fait du bien ». Jean-François qui se dit être un grand militant, termine l’interview en disant : « finalement, ce pour quoi j’ai lutté une partie de ma vie, arrive aujourd’hui et je souhaite que l’on en tire les leçons ».

Moufida OUAGUEUR, quant à elle, travaille depuis un peu plus d’un an à l’ESAT en Blanchisserie et n’a donc pas changé d’atelier. Elle se dit sereine et n’a pas peur d’attraper le virus : « ici, toutes les mesures de sécurité sont respectées, donc je ne suis pas inquiète ».

Moufida fait partie de ces personnes qui arrivent, même dans des situations compliquées comme celle-ci, à voir le positif : « De mon coté, j’apprécie ce nouveau rythme de travail. Les journées sont plus courtes et moins fatigantes. J’apprécie finir plus tôt. Le soir quand je rentre du travail, je me sens moins fatiguée et je peux donc profiter davantage de ma soirée ». Moufida, rajoute en souriant, que cette période lui permet aussi de faire attention à sa santé : « comme je ne peux plus me rendre au kebab à coté de l’ESAT pour déjeuner, et que je me prépare un petit sandwich à la place, je perds un peu de poids et ce n’est pas plus mal ».

 

Guy CHARLUT travaille depuis 33 ans à l’ESAT. Il est actuellement en atelier Blanchisserie. Guy a été arrêté un mois et il est revenu travailler il y a quelques jours pour son plus grand bonheur : « j’en avais marre d’être chez moi. Entre les courses, le ménage et la tété il y a de quoi péter un plomb ». Guy dit être heureux de retravailler et d’avoir retrouvé ses collègues qui l’ont selon lui si bien accueilli…

Guy constate aussi que ses conditions de travail ont changé depuis sa reprise. Il trouve qu’il règne une ambiance plus calme et que cela lui est bénéfique : « c’est mieux quand c’est plus calme. Moi j’approche de la retraite, je suis fatigué, donc cela me fait du bien. Par contre, ca m’embête de finir le travail plus tôt. Quand je rentre chez moi après je suis seul et je m’ennuie. Je préfèrerai terminer mes journées à la même heure qu’avant.».

*Facile à lire et à comprendre

  

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