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Ils ont la parole
Témoignages

Rencontre avec Clément

Talentueux photographe accompagné par le SAMSAH Altitude

Ce qui me plaît, c'est de capturer l'instant présent, car je sais qu'il n'est pas éternel.

Clément est suivi par le SAMSAH Altitude depuis 2 ans. Dans ce service qui accompagne des adultes avec autisme sans déficience intellectuelle, il trouve auprès de l’équipe pluridisciplinaire un accompagnement individualisé en fonction de ses besoins pour mieux vivre son handicap.

 

Quel est votre parcours ?

Je m’appelle Clément, j’ai 23 ans, je suis né à Versailles, puis j’ai grandi au Mesnil-Saint-Denis, avant de partir aux Essarts-le-Roi.
Depuis août, je vis de nouveau au Mesnil-Saint-Denis. Côté études, après un Bac STI et Développement Durable, j’ai poursuivi mon parcours avec un BTS électro-technique. Aujourd’hui, je prends du temps pour me construire et mieux me connaître. Je suis suivi par le SAMSAH Altitude, à Voisins-Le-Bretonneux, depuis avril 2019. C’est le premier service médico-social que je fréquente.

Depuis quand pratiquez-vous la photographie ?

J’ai pris mes premières photos en novembre 2008 avec l’appareil de mon père. Je découvrais à l’époque des photos de train dans des magazines, j’ai adoré et cela a déclenché en moi l’envie de me mettre à la photo.

Qu’aimez-vous le plus dans la photographie ?

Ce qui me plaît, c’est de capturer l’instant présent, car je sais qu’il n’est pas éternel. J’adore tout particulièrement photographier les trains. Régulièrement, je participe à des évènements avec d’autres passionnés pour photographier des trains devenus rares aujourd’hui. C’est une vraie passion que nous partageons. Et parallèlement, c’est aussi une activité apaisante, plutôt solitaire, où je choisis des endroits calmes pour faire des photos.
J’aime aussi photographier les voitures, le ciel et je collectionne par ailleurs les plans de métro et les titres de transports parisiens ! J’apprécie aussi le travail de retouche des photos, qui demande de l’observation et de la minutie.

Que vous apporte la Fondation dans la pratique de votre talent ?

Lors d’une sortie il y a quelques mois à l’Espace Rambouillet, j’ai eu l’occasion de photographier des oiseaux. Je n’aurai jamais eu l’idée de faire ce type de reportage photos par moi-même. La Fondation m’amène à m’ouvrir à d’autres univers et à me diversifier dans mon travail.
C’est aussi un espace qui me permet de trouver de l’apaisement, d’apprendre à vivre au mieux le présent et à reprendre confiance en moi.

Quel serait votre message pour les lecteurs d’Amitiés ?

Pour être accepté par les autres au lycée, j’ai laissé de côté ma passion pour les trains, car on me jugeait, on ne me comprenait pas. Et finalement, j’étais triste.

Alors, mon conseil : n’écoutez pas les jugements des autres, et vivez vos passions. Faites ce qui vous rend heureux !

 

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