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Ils ont la parole
Témoignages

Émilie Charbonnel

Comptable à Limoges

Être comptable, c’est être garant de la santé financière des établissements qu’on accompagne.

Émilie Charbonnel, comptable pour la Fondation des Amis de l’Atelier : un métier de rigueur et de sens

 

Depuis 17 ans, Émilie Charbonnel tient les comptes avec rigueur et engagement. Après un début de carrière dans le secteur du cinéma, elle rejoint en 2013 la Fondation des Amis de l’Atelier, d’abord au siège de Châtenay-Malabry, avant de s’établir à Limoges en 2017. Là, elle prend en main la comptabilité de cinq établissements médico-sociaux. Si les chiffres sont au cœur de son métier, Émilie rappelle qu’il y a aussi beaucoup d’humain : à l’ESAT de Limoges, elle travaille aux côtés des équipes et accompagne les travailleurs en situation de handicap sur des missions très concrètes. Rencontre avec une professionnelle rigoureuse, passionnée par l’analyse… et fière de contribuer, à son échelle, à la mission sociale de la Fondation.

 

Pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Émilie Charbonnel, je suis comptable à la Fondation des Amis de l’Atelier. J’ai intégré la Fondation en 2013 au siège de Châtenay-Malabry. En 2017, j’ai rejoint la Plateforme de Limoges, où je travaille aujourd’hui. Je gère la comptabilité de cinq établissements : l’ESAT La Ribière, le Foyer Résidence Le Kaolin, le FAM Le Jardin des Amis, l’Accueil de Jour Eurêka et le SAVS de Limoges. Cela fait 17 ans que j’exerce ce métier.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de choisir ce métier ?

C’est un concours de circonstances. Au départ, j’ai suivi un Bac Pro secrétariat, et c’est à ce moment-là que j’ai découvert la comptabilité. J’ai tout de suite accroché, alors j’ai poursuivi avec un DUT Gestion des Entreprises et des Administrations, option finance-comptabilité. Travailler dans le médico-social n’était pas prémédité. J’ai commencé dans une société de cinéma en région parisienne, puis j’ai répondu à une offre de la Fondation, un peu par hasard.

 

Si vous deviez résumer votre métier ?

Je tiens les comptes d’une organisation. Je m’assure que tout est bien enregistré, que les règles sont respectées et que les flux financiers sont maîtrisés.

 

Avec quels professionnels échangez-vous au quotidien ?

Je travaille principalement avec les équipes administratives et les directions des établissements. Mais à l’ESAT, j’échange aussi régulièrement avec les travailleurs en situation de handicap, notamment pour les aider à gérer la caisse du restaurant de l’ESAT.

 

À quoi ressemble une journée type dans votre métier ?

Je commence par traiter la saisie comptable, les factures et les opérations bancaires. Ensuite, je récupère les pièces comptables envoyées par les assistantes des établissements. En début de mois, je gère la facturation client, puis les paiements fournisseurs et les rapprochements bancaires. J’analyse également les comptes en vue des bilans et des contrôles. Et il y a toujours des imprévus.

 

Quels sont les moments les plus enrichissants dans votre travail ?

J’apprécie particulièrement la phase d’analyse : lorsqu’un écart est constaté, il faut en comprendre l’origine et trouver une solution. C’est cette partie du métier que je trouve la plus stimulante. J’aime aussi les échanges avec les travailleurs de l’ESAT : les accompagner dans les missions confiées au sein de l’administration, par exemple, la vérification et le rangement de certains documents comptable.

 

Pouvez-vous partager une anecdote ou un moment marquant qui illustre ce que ce métier vous apporte ?

Un souvenir marquant ? Je pense à ce travailleur de l’ESAT à qui j’avais expliqué à plusieurs reprises comment vérifier la caisse. Le jour où il m’a annoncé qu’il avait développé ses compétences et pris de la confiance en soit, c’était une vraie satisfaction. C’est dans ces petites victoires que je trouve du sens à mon métier, au-delà des chiffres.

 

En arrivant sur le terrain, qu’avez-vous appris que la formation ne pouvait pas vous enseigner ?

Le secteur médico-social est très spécifique. On utilise un plan comptable particulier, bien différent de celui que l’on apprend à l’école. Et puis, il y a la dimension humaine : expliquer des procédures à des moniteurs ou à des travailleurs, ça ne s’apprend qu’en situation réelle.

 

Y a-t-il une idée reçue sur ce métier que vous aimeriez corriger ?

Oui ! On pense souvent qu’un comptable passe ses journées seul devant un écran, à saisir des factures. Mais ce n’est pas mon cas. Mon travail est varié, j’ai une grande autonomie et je collabore avec beaucoup de personnes. Il y a une vraie dimension relationnelle dans ce métier.

 

Quelles qualités ou valeurs humaines sont essentielles pour réussir dans ce métier ?

La rigueur et l’organisation sont indispensables. Mais il faut également faire preuve d’écoute, de patience, et avoir le goût de transmettre. Travailler avec des personnes en situation de handicap demande une réelle bienveillance et de la pédagogie.

 

Qu’est-ce qui vous motive à continuer, même face aux difficultés ?

Ce qui me motive, c’est de savoir que mon travail est utile. Je permets aux établissements de fonctionner sereinement sur le plan financier. Et les échanges avec les équipes et les travailleurs sont une source d’enrichissement personnel.

 

Comment ce métier peut-il évoluer avec l’expérience ? Y a-t-il des passerelles vers d’autres fonctions ?

Oui, il existe des perspectives d’évolution. Avec des formations complémentaires, on peut devenir responsable comptable, contrôleur de gestion ou commissaire aux comptes. Au sein de la Fondation, les postes à responsabilités sont généralement basés au Siège, mais c’est une option envisageable.

 

Qu’est-ce qui vous rend la plus fière dans votre parcours ?

C’est d’occuper un poste complet et autonome. Je gère l’ensemble du processus comptable de A à Z, ce qui me donne une vision d’ensemble de la vie des établissements.

 

Pourquoi recommanderiez-vous ce métier à un jeune en quête de sens et d’avenir ?

Parce qu’on ne s’y ennuie jamais ! Ce métier offre de nombreuses opportunités d’emploi dans des secteurs variés. Et dans le médico-social, il y a une forte dimension humaine : en tant que comptable, on contribue à la mission sociale des établissements.

 

Si vous deviez résumer ce métier en une phrase inspirante, laquelle choisiriez-vous ?

Être comptable, c’est être garant de la santé financière des établissements qu’on accompagne.

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