Ils ont la parole
Témoignages
Cheffe de service éducatif
C’est un métier riche de sens, où chaque journée est unique.
À 33 ans, Estelle Quentin incarne une nouvelle génération de responsables dans le secteur médico-social. Cheffe de service éducatif au sein des FAM et Foyer La Planchette, à Paris, elle a su conjuguer son sens de l’organisation, son humanité et son expérience du terrain pour accompagner résidents et équipes au quotidien. Avec engagement, elle revient sur un métier exigeant mais profondément enrichissant, où chaque geste compte et où la bienveillance est un levier essentiel.
Décrivez-nous votre métier. Quel type de public accompagnez-vous ?
J’accompagne des personnes en situation de handicap psychique, comme des troubles bipolaires ou des schizophrénies, et des personnes avec des déficiences intellectuelles. Mon travail repose sur la mise en œuvre des projets personnalisés des résidents et la coordination des équipes pluridisciplinaires pour répondre aux besoins individuels. En une phrase, je suis facilitatrice : je veille à la qualité de l’accompagnement des résidents en soutenant et encadrant les équipes socio-éducatives.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de choisir ce métier ?
Je viens d’une formation de conseillère en économie sociale et familiale (CESF). J’ai choisi le travail social parce que j’avais à cœur d’accompagner l’autre, de créer des relations, d’être utile. Sur le terrain, j’ai pris conscience que pour améliorer la qualité de l’accompagnement, il fallait aussi un management structuré et humain. De ce constat est née l’envie de prendre des responsabilités pour soutenir les équipes et structurer leur travail dans le respect des besoins des résidents.
Quelles qualités sont essentielles pour réussir dans ce métier ?
L’amour de l’autre est, pour moi, fondamental. C’est un métier où il faut de la patience, de l’écoute et une grande capacité d’adaptation. Il est essentiel de rester bienveillant, tout en fixant un cadre clair et sécurisant, aussi bien pour les équipes que pour les résidents.
Qu’est-ce qui vous motive à continuer, même face aux difficultés ?
Le bien-être des résidents et la stabilité de l’équipe sont mes moteurs. Je suis convaincue que pour qu’un résident se sente bien, l’équipe qui l’accompagne doit elle-même être sereine et structurée. Savoir que je contribue à instaurer ce climat est une grande source de motivation.
Quels sont les moments les plus enrichissants dans votre travail ?
Ce qui me touche le plus, c’est de voir un résident évoluer, gagner en confiance, oser demander de l’aide alors qu’il refusait auparavant. Je suis également très fière d’accompagner mon équipe. Les voir monter en compétences, gérer une situation complexe ou proposer des projets innovants est une véritable satisfaction. Ce sont ces petites victoires, ces évolutions individuelles et collectives, qui donnent du sens à mon travail.
Pourquoi recommanderiez-vous ce métier à un jeune en quête de sens ?
C’est un métier riche de sens, où chaque journée est unique. Travailler avec l’autre, contribuer à son bien-être et voir les progrès accomplis, même minimes, est profondément gratifiant. C’est un métier qui transforme autant qu’il nous apprend sur nous-mêmes.
Si vous deviez résumer ce métier en une phrase inspirante, laquelle choisiriez-vous ?
C’est un beau métier pour ceux qui aiment accompagner l’autre, faire preuve de créativité et contribuer à faire grandir les organisations pour qu’elles se développent et s’améliorent.