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Ils ont la parole
Témoignages

Sylvie Coque

Résidente au FAM Silvae

À travers mes écrits, je me sens vivre

Sylvie Coque, 64 ans, est résidente au FAM Silvae à Villecresnes depuis le 9 décembre 2013. Elle habite l’unité des Landes, qu’elle appelle affectueusement l’unité de la « bonhomie ». Passionnée de poésie, elle témoigne pour les lecteurs d’Amitiés. 
 

Pouvez-vous nous parler de vous, de votre parcours personnel et professionnel ?  

Je suis née le 10 avril 1958 à Paris 12e où j’ai vécu durant 10 ans. J’ai, par la suite, déménagé à Valenton avec ma maman. Je garde de bons souvenirs de mon enfance, notamment de mes vacances en Italie avec mes grands-parents paternels. Je parle d’ailleurs un petit peu italien.
J’ai travaillé durant deux ans comme démarcheuse auprès des particuliers, et j’ai vendu des encyclopédies. J’ai adoré ce travail car j’aime le contact avec les gens et j’adore la lecture.


Depuis quand connaissez-vous la Fondation des Amis de l’Atelier ?

Durant mon hospitalisation au CHIV de Villeneuve-Saint-Georges, la directrice du FAM Silvae, Françoise Laurent est venue nous rendre visite, moi ainsi que d’autre usagers. Je l’ai trouvée très humaine et bienveillante, et j’espérais fortement avoir une place dans cet établissement. Quelque temps plus tard, j’ai pu venir voir le Foyer qui était à ce moment-là encore en construction. J’ai eu un grand espoir de changement de vie. Et c’est d’ailleurs le cas depuis 8 ans.
 

D’où vient votre passion pour la poésie ?

C’est mystérieux… À l’âge de 12 ans, j’ai entendu la chanson de Daniel Guichard « Mon Vieux ». Cette chanson a tellement fait écho au fond de moi, que j’ai copié le premier couplet, et ensuite me sont venues des phrases puis des vers que j’ai arrangés au fur et à mesure. J’ai trouvé cela tellement beau que j’ai décidé de continuer à écrire des poèmes.
 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je m’inspire parfois de ma maladie, car au lieu de vivre mes rêves dans la réalité, je vis la réalité dans mes rêves, cela nourrit mes écrits. Mes textes traitent du temps, de la contemplation. Contempler l’environnement qui m’entoure me ramène aux choses passées et me renvoie à mon présent. C’est comme le soufflet d’un accordéon. Un jeu perpétuel d’allers et retours dans le temps. Je m’inspire aussi énormément des personnes étant passées sur ma route durant ma vie.
 

Quels sont vos thèmes de prédilection ?

Étant plus jeune, j’écrivais surtout sur « les conneries des guerres ». Aujourd’hui, je parle plutôt d’amour et d’amitié. Je préfère parler de ce qui m’émeut, me fait réfléchir, me pousse à écrire.
 

Avez-vous un auteur ou une autrice qui vous inspire particulièrement et pourquoi ?

Oui bien sûr, il y a Victor Hugo, Rimbaud, Verlaine et Ronsard. Je me sens transportée émotionnellement par la beauté de leurs écrits.
 

Avez-vous des projets et rêves en rapport avec vos écrits ?  

Je tiens un journal depuis de nombreuses années, j’aimerais bien, un jour, en écrire un livre. « C’est quand j’écris que je me sens le plus vivant » ; cette phrase que j’ai lue dans un journal a été pour moi une révélation. Il a été clair pour moi, que je voudrais faire une chose dans le domaine de l’écriture.
 

Quel message souhaitez-vous faire passer ?

Continuer de faire vivre cette revue en la lisant. Je souhaite aussi encourager les personnes malades comme moi ou pas, à lire et à écrire ceci fait du bien au moral et libère du stress. Pour finir, je tiens à remercier chaleureusement les personnes qui éditent ce journal.
 

Pouvez-vous, nous citer un de vos poèmes ?
 

Petit poème farfelu

« Des mains qui se tendent, des cœurs qui s’ouvrent,
Des sourires tendres sur des gestes de velours.
Des amours coquillage, à l’écrin du corail.
Des sentiments voyages, qui suivent l’hirondelle.
Des corps épanouis qui s’offrent au soleil.
Aux solitudes brisées sur qui s’ouvre une main. »

 

 

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